Premières expérience en clinique privée : 4 conseils aux futurs et nouveaux physiothérapeutes

Par Dominic Labelle | 5 janvier 2026

Premières expérience en clinique privée : 4 conseils aux futurs et nouveaux physiothérapeutes

Entrer en clinique privée après vos études en physiothérapie peut sembler un saut dans l’inconnu. En tant que jeune physiothérapeute ou récent diplômé, vous avez acquis un bagage académique solide, mais il est normal de ressentir un certain doute face au marché de l’emploi, à l’application concrète de vos compétences et à la gestion autonome d’une clientèle.


Chez Accès Physio, j’accompagne chaque année de nouveaux diplômés et je remarque que ces inquiétudes sont fréquentes. Voici donc quatre conseils essentiels pour débuter votre carrière en clinique privée avec confiance et professionnalisme.


1. Donnez-vous du temps… et donnez du temps à vos patients


Le processus de guérison et de réadaptation n’est pas instantané. Certains tissus, comme les tendons, demandent parfois plus de 12 semaines pour répondre à un programme de charge, tandis que la force musculaire évolue sur 6 à 8 semaines (Physiopédia).


Des conditions comme une cervicalgie persistante, une capsulite rétractile de l’épaule, une hernie discale lombaire, un syndrome fémoro-patellaire ou une entorse de cheville grade 2 ne se règlent pas en deux ou trois séances. Beaucoup de jeunes physios abandonnent trop tôt, pensant que le patient ne progresse pas assez vite.


Je vous encourage à intégrer dans votre prise en charge : mobilisations articulaires, thérapie manuelle, tractions, éducation, responsabilisation du patient, adaptation à la charge mécanique, exercices et renforcement, promotion de saines habitudes de vie et attention aux facteurs biopsychosociaux. Améliorer la mobilité articulaire, la souplesse musculaire, le contrôle moteur ou la posture est un processus progressif.


Acceptez que la relation thérapeutique se construit dans le temps : vous êtes l’accompagnateur du patient vers un rétablissement durable!


2. Utilisez les données probantes… mais n’oubliez pas l’humain


La formation universitaire donne une base solide en science et pratiques fondées sur les preuves : lignes directrices, revues systématiques, bases de données comme PEDro (Wikipédia+1).


Mais chaque patient est unique : ses croyances, son histoire, son niveau de stress et ses contraintes de vie influencent son rétablissement. Les petits gestes font une grande différence : poser une couverture sur un patient qui a froid, accueillir un patient même si ce n’est pas le vôtre, corriger un exercice avec bienveillance ou ponctuer vos gestes d’un sourire.


En parallèle, mes interventions restent fondées sur la science : par exemple, les mobilisations avec mouvement (MWM) appliquées à l’épaule améliorent significativement la douleur, la mobilité et la fonction (PMC+1). L’équilibre entre science, art et humanité me permet de bâtir une relation durable avec mes patients, et c’est ce que je vous invite à faire vous aussi.


3. Demandez de l’aide et profitez du mentorat


Personne n’attend de vous que vous sachiez tout dès le premier jour. Les physiothérapeutes qui progressent le plus rapidement sont ceux qui posent des questions, observent et échangent avec leurs collègues.


Chez Accès Physio, nous valorisons fortement le mentorat : nous nous impliquons activement dans la prise en charge et l’accompagnement de nos nouveaux physiothérapeutes. C’est une priorité pour nous de vous soutenir et de vous aider à développer votre confiance et vos compétences dès le début de votre carrière.


Je vous encourage à profiter pleinement du mentorat et de l’expérience de votre équipe pour :

  1. valider votre raisonnement clinique ;
  2. revoir un plan de traitement ou un exercice ;
  3. comprendre pourquoi une approche ne fonctionne pas ;
  4. apprendre de nouvelles techniques ;
  5. trouver des solutions pour des cas complexes.


Demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse, mais un signe de maturité professionnelle. Cela vous permettra de gagner confiance et autonomie plus rapidement.


4. Apprenez à gérer votre énergie et votre horaire


La pratique privée peut être exigeante, surtout au début. Il est normal de vouloir tout donner, mais votre succès dépend autant de votre gestion de l’énergie que de vos compétences techniques.


Voici ce que je fais et conseille aux jeunes physios :

  1. ne pas remplir votre horaire dès la première semaine ;
  2. accepter que certaines journées soient plus fatigantes que d’autres ;
  3. doser votre empathie pour ne pas absorber tout le stress des patients ;
  4. développer progressivement votre endurance clinique.


Prendre soin de vous est essentiel : un esprit clair et un corps reposé vous permettent d’être plus efficace et de profiter de votre pratique sur le long terme.


Conclusion : bien débuter en physiothérapie


En tant que jeune physiothérapeute, vous êtes déjà compétent et capable d’avoir un impact réel sur vos patients. Les premières années demandent patience, curiosité et bienveillance envers vous-même.


N’oubliez pas : on n’attend pas de vous que vous soyez parfait. Soyez présents, impliqués et prêts à apprendre. C’est ainsi que vous deviendrez le physiothérapeute confiant et accompli que vous aspirez à être.


Si vous êtes un jeune physiothérapeute ou un diplômé récent et que vous souhaitez débuter votre carrière dans un environnement stimulant et bien encadré,

rejoignez l'équipe chez Accès Physio!

Dominic Labelle, physiothérapeute et associé


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